Un grand merci à Anthony Cocain pour cette nouvelle bannière
J'aime l'amour et l'amour m'aime...j'aime tous les êtres vivants, homme comme animal...j'aime Gaïa et tous ce qui y vit.
L'amour véritable est d'aimer sans posseder, d'aimer tout simplement.
Je ne comprends pas le jugement, ni la haine,et je demande ceux qui viennent s'exprimer ici de s'abstenir de ça, car je voudrais mon blog rempli d'amour....

6 milliards de poulets sont abattus chaque année au sein de l’Union Européenne. Plus de 90 % des poules pondeuses sont soumises à un élevage intensif, dont le sadisme extrême est le recours à l’éclairage intensif incessant, visant à accélérer la croissance en exploitant la photophase. Les volailles sont entassées dans des hangars sans fenêtre, pouvant contenir de 10 000 à 70 000 oiseaux. Les poules sont incarcérées dans des séries de cages superposées dont chacune contient 4 à 5 sujets. Chaque poule ne dispose pas plus de 550 cm2, c'est-à-dire l'équivalent d'une feuille de papier A4. Le gallinacé n’est finalement heureux que lorsqu’elle arrive dans le four où il dispose enfin de quatre fois plus d’espace « vital »… Dans une indifférence totale, c’est l’animal qui paie le plus lourd tribut à notre perversion carnivore. Nonobstant des bas causés par la frayeur passagère d’intoxication massive des consommateurs, la consommation de cette viande ne cesse de s’accroître : depuis 1940 en France, elle est passée annuellement de 6,8 à 22 kg par personne ! Comme la chair du poulet industriel a une croissance disproportionnée par rapport à son cœur et à ses poumons, beaucoup d’oiseaux développent donc des problèmes cardiaques et un douloureux gonflement de l’abdomen. 1 % des poulets décèdent d’ascite, soit environ 7 millions chaque année en France. Quand les animaux fourbus se couchent, le contact prolongé avec des litières pleines de déjections ammoniaquées occasionne des brûlures et des ulcères aux doigts et aux pattes, et des ampoules à la poitrine, souvent visibles au travers du conditionnement « prêt à cuire ». Les muscles du poulet grossissent aussi en disproportion avec le squelette : résultat, la plupart ne peuvent plus marcher. Après avoir pondu 300 œufs en 400 jours, la chair infecte de ces vieilles poules exténuées finit dans une soupe en sachet ou dans de la nourriture pour chats et chiens. La filière avicole fait des prouesses. Bon appétit !
Les abattoirs sont des centres d’extermination massive où les victimes sont traitées d’une manière abjecte et sans la moindre compassion, au nom d’un rendement qui confine à l’effroi. À tel point qu’on ne cesse de nous montrer aux informations télévisées tel ou tel « trop » mauvais traitement sur telle espèce qui, entre les images de deux guerres interhumaines, nous font tout aussi honte. Les lois protectrices se résument à l’étourdissement de l’animal ou à l’usage du pistolet percuteur… et à la lobotomie citoyenne. Elles ne s'efforcent que d’esquiver la souffrance lors des derniers instants. C’est ignorer que les candidats à l’abattage des nouveaux convois sont pris de terreur en percevant parfaitement la mort des milliers de victimes qui les ont précédé. Tous les bouchers et les bourreaux savent cela.
En renonçant au régime carné, ou en reléguant la viande à une consommation subsidiaire, il s’agit tant de mettre un terme aux affres environnementaux du pâturage intensif, que de soulager considérablement la faim dans les pays exploités, d’assurer aux pays exploiteurs une alimentation moins pathogène et dégénérative, d’établir un rapport moins barbare entre les animaux éleveurs que nous sommes et les animaux élevés, lesquels le sont très généralement dans des conditions abominables. L’effet dissuasif que l’on pouvait espérer de la vache folle – véritable effet boomerang de nos viles exactions - n’a duré qu’un temps. Attendons donc la prochaine et méritée volée de bois vert pour nous lamenter sur des méfaits qui ne sont que bel et bien mérités.
Salmonellose dans les œufs de batteries, vache folle au prion, poulets à la dioxine, viande de porc aux nitrates et aux nitrites se transformant dans notre corps en nitrosamines hautement cancérigènes, charcuteries à la listériose, cancer du pancréas par les viandes grillées, cancer du colon proximal et distal dus aux viandes rouges et transformées, cancer du sein (dit à récepteurs hormonaux positifs), les carnivores-kamikazes sont prêts à affronter les pires maux pour continuer à mettre de la souffrance animale et du cadavre dans leur assiette, et à permettre le plein emploi à la filière bouchère.
Du gavage pour nos réveillons
De nombreuses législations, dont celles de l’Union Européenne et de la France, reconnaissent l’animal comme un être sensible, c’est à dire capable de ressentir le plaisir et la souffrance. Seule la loi du plus fort nous permet aujourd’hui de disposer de leurs corps comme bon nous semble. Il en va ainsi que l’ignoble gavage des oies et des canards, oiseaux relégués au rang d’objets pour la seule raison que le foie gras est une tradition franco-française dont la production faramineuse s’élève à quelques 17 000 tonnes, sur les 20 500 de la production mondiale qui concerne aussi la Hongrie et la Bulgarie. La plupart du foie gras mondial est produit, transformé et consommé en France : 83 % de la production, 98 % de la transformation et 90 % de la consommation. 30 millions de canards et 800 000 oies sont annuellement torturés. Le gavage intervient entre les âges de 9 et 25 semaines et sa durée s'échelonne entre 14 et 21 jours. Pendant cette période, le foie qui pèse initialement environ 80 gr s'engraisse pour atteindre un poids de 600 à 1 000 gr. À l’aide d’un embuc, enfoncé de la gorge jusqu’à l’estomac du Palmipède captif, on administre des aliments très énergétiques et déséquilibrés dans d’énormes quantités en 45 à 60 secondes, ou, grâce à des techniques plus « modernes » par pompe pneumatique, en 2 ou 3 secondes. L’oiseau ingurgite ainsi, deux fois par jour, plus de 450 gr d’aliments, soit, pour un homme de 70 kg, deux fois 7 kg de pâtes en quelques secondes. Suite au choc du traitement, l’animal est immédiatement pris de diarrhées et de halètements. En outre, les dimensions de son foie hypertrophié qui atteindra presque dix fois son volume normal en fin de gavage, rendent sa respiration difficile, et ses déplacements pénibles. Les sacs pulmonaires sont compressés, le centre de gravité de l’animal est déplacé. Le gavage provoque le décès d'environ 8 fois plus de canards que l’élevage normal, ce qui représente plus de 1,5 million d'animaux. Le rapport du Comité Scientifique mentionne même des taux de mortalité 10 à 20 fois plus élevés en gavage qu'en élevage. Comme si ça ne suffisait pas…, l’hébergement des canards et des oies sur la période de gavage est aussi une grande source de souffrance et de frustration. Les animaux peuvent être hébergé en parcs, en cages collectives ou en cages individuelles, lesquelles sont utilisées à 87 % ! Ce type de cage ne permet pas au palmipède de se tenir debout normalement, de se retourner, d’étendre ses ailes, de se baigner (alors qu'il s'agit d'animaux aquatiques), ni d’avoir des contacts sociaux. Une recommandation du Conseil de l’Europe de 1999 donne un sursis à la production de foie gras à condition qu'il y ait des recherches sur le bien-être animal et sur des alternatives à l’acte de gavage. N’ayant aucune piste sérieuse qui puisse aboutir aux objectifs énoncés, la profession joue aujourd'hui la carte de « l'exception culturelle » aux règles sur le bien-être animal, et ce, dans la perspective de réclamer pour le foie gras la même dérogation qui protège aujourd'hui l'exercice de la tauromachie. C'est un aveu sur la cruauté de l'acte de gavage par la filière elle-même.
Extrait de L'homme contre-nature, Éditions du Temps, copyright Michel Tarrier.
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