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Texte libre

lys_20200.jpgJ'aime l'amour et l'amour m'aime...j'aime tous les êtres vivants, homme comme animal...j'aime Gaïa et tous ce qui y vit.
L'amour véritable est d'aimer sans posseder, d'aimer tout simplement.
Je ne comprends pas le jugement, ni la haine,et je demande ceux qui viennent s'exprimer ici de s'abstenir de ça, car je voudrais mon blog rempli d'amour....

La Vie Est Merveilleuse!
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Samedi 30 juin 2007
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Je ne vous avez pas parlé de l'émission je crois...mais effectivement, pour une fois, on avait pu parler du végétarisme dans une façon positive et cette chance là, je l'ai bien sur attrapé des deux mains...

Et je vous en parle, il y en a d'entre vous qui ont dejà vu l'émission, tandis que moi, je n'ai rien vu encore; j'ai passé ma journée avec bronzez sans cruauté, à Paris (génial, ça fait du bien de passer des moment à se battre pour une cause juste, avec des gens géniaux!)

Bon, bref, ce qu'ils ont dit dans la présentation:

AU PROGRAMME DE L'EMISSION DU 30 /06 /2007 SUR FRANCE 2
-La famille : Daniela Lumbroso, Thierry Alix et Damien Galtier débarquent chez Esther Spincer : Végétarienne hollandaise (38 ans) femme au foyer. Elle est mariée depuis 1999 à Maxime, un réunionnais carnivore (47 ans).Ils ont deux enfants Maximin 7 ans (en CP) et Maxence 2 ans et demi. Leur vie selon Esther : « Ici c’est la maison des opposés il est noir, je suis blanche, je mange à 18h lui à 22h, je ne mange que des aliments sains et rien à base animale, lui aime les plats en sauce et adore la viande. Ca promet!!!. "


Et là, je vais aller regarder moi même, mais normalement pendant une semaine on peut voir l'émission la...et si quelqu'un sait comment je peux la mettre sur mon blog, je suis dispo!!!maaaaaaarchi!
par zara whites publié dans : végétarienne et fière de l'être
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Samedi 30 juin 2007
Nos amies "les bêtes"
Un texte de Michel Tarrier, illustré par Zara Whites
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Le cri du poisson

 

« Maintenant je peux te regarder en paix, désormais je ne te mange plus. »
Franz Kafka (Remarque faite pendant qu’il admirait un poisson)

 

Chaque fois que je regarde l’émission Thalassa et son apologie de la pêche, je me pose la question du peu d’empathie pour le monde du silence, exception faite des cétacés. Combien d’amis végétariens se donnent bonne conscience à manger du poisson ? Je veux bien admettre que nous soyons dérouté par leur sensibilité toute autre, mais quant à les considérer comme des fruits !

 

Le pêcheur à la ligne nous est toujours présenté comme débonnaire, nonchalant, pacifique, presque naturaliste à l’écoute de la Nature. C’était aussi le cas du chasseur, mais il y a bien longtemps ! Le pêcheur au gros est un « sportif », un sympathique beauf ou milliardaire (question de taille de l’embarcation et de griffe du maillot de corps) des mers tropicales, exhibant ses pectoraux pour venir à bout de son thon. Récemment, le chanteur Carlos occupa « à merveilles » le créneau. Quant aux « vrais » pêcheurs, stoïques face aux éléments, ils n’inspirent que respect. La tempête est à leur naufrage ce que l’encornade est à la mort « héroïque » du torero. Un peu comme les mineurs. Ce sont d’ailleurs les mineurs des ressources halieutiques. Telle est la sympathique mythologie de la pêche. Elle contraste pourtant avec son arsenal sadique et ses méthodes violentes : hameçons raffinés, dégorgeoir, harpon, gaffe, utilisation de petits poissons-appâts crochetés vifs, lente asphyxie hors de l’eau, tonnes de poissons qui ne sont que charniers. La pêche ? Pire que la chasse !

 

Mais le charme du bord de l’eau, l’ambiance des ports, la qualité nutritive faite aux poissons et aux « fruits » de mer relaxe le pêcheur dans l’imaginaire du jugement populaire. Dans Le vieil homme et la mer, ce pêcheur cubain en lutte avec un énorme marlin au large du Gulf Stream, Ernest Hemingway conforta cette vision. Hemingway était aussi ce grand aficionado que la tauromachie exaltait (Le soleil se lève aussi, mais surtout Mort dans l’après-midi), tout autant que la chasse au gros gibier (Vertes collines d’Afrique). Le registre est éloquent.

 

« Les aliments sont les lettres d’un alphabet dont on écrit des chants de guerre ou des chants de paix ! »
G. Dupuy

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Aux sources du végétarisme : convertissez-vous !

 

    « J’enseignerai la pitié aux êtres humains, et je serai l’interprète de
toutes les créatures muettes, et j’apaiserai la souffrance sans borne qui
n’est pas seulement celle de l’homme !
»

Gautama Bouddha

 

« Et à tout animal de la terre, à tout oiseau du ciel, et à tout ce qui se meut sur la terre, ayant en soi un souffle de vie, je donne toute l’herbe verte, et tout arbre ayant en lui du fruit d’arbre et portant de la semence : ce sera votre nourriture ! »

Genèse 1,30

 

En se donnant le mal de compiler les textes, on trouve même justification à se convertir ! Non pas au judéo-christianisme qui n’a jamais observé le moins du monde la parole de son dieu, et encore moins celle de son Christ, mais au végétarisme !

 

Il y a 2000 ans, Jésus et les thérapeutes esséniens nous mettaient déjà en garde contre les risques de l’alimentation carnée et de l’attitude irrespectueuse qu’elle génère envers ce que nous nommons « les animaux », voire « les bêtes » : « La vie a été donnée à tous par Dieu, et, ce que Dieu a donné, il n’appartient pas à l’homme de le reprendre. Car je vous le dis, en vérité, c’est d’une mère unique que procède tout ce qui vit sur Terre. Voilà pourquoi celui qui tue, tue son frère. Or, de cet homme criminel, la Mère la Terre s’en détournera (...) et la chair des animaux abattus deviendra pour son corps son propre tombeau. Car celui qui tue, se tue lui-même et celui qui mange la chair des animaux abattus, mange le corps de mort (...) Ne tuez pas et ne mangez jamais la chair de vos innocentes victimes si vous ne voulez pas devenir les esclaves de Satan. Car voilà le chemin de la souffrance et de la maladie, qui conduit à la mort. » (Jésus-Christ, l’Évangile de la Paix, par le disciple Jean).

 

Des références qui pourraient faire des émules : Platon, Socrate, Diogène, Aristote, Sénèque et Plutarque à la même période, Bouddha, Hippocrate et Pythagore cinq siècles auparavant étaient végétariens.

 

« Prendre plaisir à dévorer de la viande accoutume à la cruauté, c’est un luxe inutile et malsain, contraire à la santé ! (…). Toutes les choses créées sont liées entre-elles, et, lorsqu’on tue un animal c’est donc un véritable crime, tant contre l’âme animale que l’âme humaine ! »

Sénèque

« Ce n'est pas le végétarien qui doit justifier son alimentation, mais le mangeur de viande. Le végétarien sait pourquoi il l'est, et attache son alimentation à des convictions profondes. Au contraire, le carnivore ne se pose pas de questions, et mange de la viande parce qu'avant lui d'autres l'ont fait, ou parce qu'il aime ça, mais sans aucune autre forme de justification. »

Plutarque

 

« Si tu veux t'obstiner à soutenir que la nature t'a fait pour manger telle viande, tue-la donc toi-même le premier, je dis toi-même, sans user de couperet, ni de couteau, mais comme le font les loups, les ours et les lions qui, à mesure qu'ils mangent, tuent la

bête. »

Plutarque

Henri-Charles Geffroy : une vie « claire »…

 

« Nous prenons en compte le témoignage d'un homme qui a miraculeusement sauvegardé et prolongé sa vie, simplement en orientant son alimentation vers une manière de se nourrir plus conforme à la Nature. Henri-Charles Geffroy est né le 5 décembre 1895 à l'époque à laquelle la calorie était à la mode, dans une famille d'éditeurs parisiens d'origine normande. De santé fragile, bien que suivi par des médecins très influencés par les travaux de Pasteur dans lesquels les crudités étaient bannies des repas. Devançant l'appel, il part à la guerre de 14-18 qu'il fera jusqu'a la fin et il retrouve des forces inespérées dans les tranchées : le grand air, une nourriture plus simple, accompagnée d'un pain grossier, l'exercice physique intensif. (…) En 1935, les médecins ne lui donnent plus que trois mois à vivre... Par chance, il lit un article sur une médecine pratiquée par un médecin berlinois qui sauvait des tuberculeux et des gazés par une réforme alimentaire. Il leur conseillait de bannir les produits industriels, la viande et les sous-produits animaux intoxicants. Il leur prescrivait un régime exclusivement végétal à base de céréales, de fruits et de légumes le plus souvent consommés crus. Henri-Charles Geffroy adopte ce régime végétalien et retrouve ses forces. Il éprouve même le besoin de faire des marches de plus en plus longues : c'est inespéré pour un malade dans son état. Il venait providentiellement d'échapper à la mort : il décide de consacrer le restant de sa vie à enseigner aux autres ce nouvel art de vivre en bonne santé. (…) Sa femme puis ses trois enfants pratiquent avec succès son régime. Il fait alors part à ses amis de ses expériences, met au point sa propre méthode d'alimentation saine, diffuse à la radio des conseils simples pour s'alimenter en période de restrictions durant la 2ème guerre mondiale et publie son premier ouvrage : Nourris ton corps (Flammarion, 1941). En août 1946, il fonde une revue indépendante : elle sera le trait d'union entre ceux qui souffrent (...) Elle sera un moyen (...) de nous apercevoir que nous sommes beaucoup plus nombreux que certains le croient, à penser "clair", à voir "clair", à agir "clair" et à vouloir vivre "clair" : c'est La Vie Claire. Il diffuse en toute liberté ses propres idées en particulier sur l'alimentation saine, la vie saine, l'agriculture biologique, la Nature, disons, en un mot qui n'existait pas : l'écologie. On peut considérer que La Vie Claire est le véritable organe fondateur de l'écologie et que Henri-Charles Geffroy en est le précurseur dont les idées ne seront récupérées par les médias qu'à partir des années 70 grâce aux efforts de ses lecteurs qui ont diffusé les petites brochures gratuites mises à leur disposition, tirées à 500 000 exemplaires parfois même 1 million. » (Marie-Lise Geffroy).

(NDLR : Tout ceci n’a évidemment rien à voir avec l’écologie, peut-être avec l’écologisme…)

*Davantage sur cet homme pour les rares ami(e)s qui ne le connaîtraient pas :

http://agnvswebmestre.free.fr/biographie.htm

 

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Des animaux pour notre distraction

 

« La bête sauvage et cruelle n’est pas derrière les barreaux de la cage, elle se tient devant elle. »

Alex Munthe

 

« Le fait d’enfermer dans une cage des animaux libres et fiers est l’un des procédés les plus abominables de la colonisation. »
Aragon

 

« C’est un chimpanzé

Au zoo d’Anvers

Qui meurt à moitié Qui meurt à l’envers

Qui donn’rait ses pieds

Pour un revolver

La Mélancolie. »

Léo Ferré

 

 

« Le jour où l’on comprendra qu’une pensée sans langage existe chez les animaux, nous mourrons de honte de les avoir enfermés dans des zoos et de les avoir humiliés de nos rires. »

Boris Cyrulnik

 

Enfant, je restais des heures devant la cage des gorilles du Jardin des Plantes… Je croisais leur regard mélancolique et je me posais la question de la faute commise par ces hommes pour avoir mérité d’être ainsi détenus dans leurs excréments par les Thatcher de la zoologie, et moqués par un public idiot. Et puis, pour me consoler, je me disais qu’il s’agissait d’« animaux », quelque chose comme le poisson rouge qui tournait, chez moi, dans son bocal. La preuve, c’est que depuis l’avènement d’Amnistie International, on ne pense toujours pas aux Grands singes détenus. Et quand un député d’une démocratie espagnole propose une loi pour de meilleurs égards, il fait rire la galerie.

 

Mais dans la plupart des pays occidentaux les moins latins et méditerranéens, les zoos et les cirques ont négocié leur virage écolo, ont fait amende honorable, sont en plein renouveau. Les grands animaux exploités par les cirques sont soit domestiques, soit détenus de père en fils, c'est-à-dire d’une génération non prélevée à la vie sauvage. Si papa lion ou grand-maman tigre ont fait leurs petits dans des parcs ou des cages, c’est héréditaire et la progéniture sera inapte à vivre libre. On devrait agir ainsi avec les hommes. Prisonniers héréditaires, un nouveau statut mérité quand on est fils d’assassin… Mais ne donnons pas trop d’idées à Monsieur Sarkozy. Quant aux zoos, ils sont devenus parcs animaliers, safaris machins et se consacrent à la reproduction d’animaux en voie d’extinction. Ce sont des réservoirs génétiques. Et hop, beau tour de passe-passe pour que perdurent les barreaux de cages ! C’était juste une question sémantique, comme au temps de Josef Mengele. Et des Mengele, ce n’est pas ce qui manque en zoologie. Ils sauvent les espèces et heureusement qu’ils existent. Un peu comme les réserves d’Indiens sauveraient les Indiens. Ah, les bonnes intentions ! Et puis à l’heure du charter et du documentaire, quoi de plus didactique pour la jeunesse que d’aller observer la vie sauvage dans un Disneyland ?  Et la sirène topless du delphinarium succède au montreur d’ours. Les expériences se poursuivent, n’arrêtons pas la science.

 

Selon Jean-Yves Cousteau, un « fou », la captivité est si insupportable pour les dauphins qu’ils n’hésitent pas à se suicider. Pour le peuple cétacé, habitué à nager sur des centaines de kilomètres, un bassin de 1000 m3 est une chaîne. Un dauphin se déplace à la vitesse de 4 à 20 km/h, avec des pointes à 54 km/h chez le juvénile. Une telle vitesse de nage transposée dans un bassin permet à l’animal de foncer droit devant lui pendant « au moins » une seconde ! Les dauphins tursiops du Pacifique plongent à plus de 500 m et n’ont que faire des 3 à 5 m d’un bassin minable. Enfin, les groupes sociaux exhibés et qui se résument à un mâle, quelques femelles et leurs bébés nés en détention, ne correspondent nullement au clan naturel de base qui réunit toujours une dizaine d’individus, et dont la structure élargie sous forme de tribu atteint la centaine, et l’alliance « politique » des milliers culturellement apparentés.

 

Suite aux conclusions négatives d’une demande de rapport consistant à déterminer si « les bénéfices en termes d'éducation, de recherches scientifiques ou de reproduction de cétacés en captivité, valaient que l'on importe de nouveaux dauphins libres pour les livrer en spectacle au public », tous les bassins marins à cétacés ont été fermés dès 1993 en Angleterre. Auparavant, une formidable pression des activistes anglais avait permis la libération de trois dauphins captifs hors des geôles et leur réhabilitation en Mer des Caraïbes. Outre le Royaume-Uni, les pays ayant déjà renoncé par loi à la détention et aux spectacles de dauphins sont la Norvège, le Danemark, l'Autriche et la Pologne. Les piètres exemples qui persistent dans cette pratique d'inspiration américaine sont : la Finlande, la Suède, la France, la Belgique, l'Allemagne, la Lituanie, la Suisse, l'Italie, l'Espagne, le Portugal, Malte et Chypre. Les principaux pays importateurs de l'Union Européenne sont présentement l'Espagne et le Portugal. Seulement 35 % des Cétacés détenus en Europe sont nés captifs, les autres provenant de captures en mer, toujours effectives, et la plupart proviennent des eaux cubaines. Comme toutes les espèces de cétacés sont inscrites à l'annexe A de la Directive Nº 338/97 du Conseil de l'Union Européenne, tout trafic de ces espèces est interdit. La filière des parcs marins élude cette prohibition en arguant des exceptions de la directive, telle celle permettant l'importation pour des raisons scientifiques, éducatives ou dans l’objectif de programmes de reproduction. Aucun delphinarium européen n'a jamais participé à la réintroduction du dauphin tursiops ou du dauphin nez en bouteille, espèces les plus communément détenues, pour le simple fait que leurs populations sont mondialement abondantes. Des espèces menacées, comme le dauphin de rivière ou les mésoplodons (baleines à bec), ne supportent nullement les conditions de captivité. Enfin, aucun delphinarium européen n'est jamais parvenu à mettre en place un programme de reproduction réussi et on reste dans l’attente de la moindre naissance de sujets d’une seconde génération captive.

 veemarkten2.jpgExtrait de L'homme contre-nature, Éditions du Temps, copyright Michel Tarrier.

par zara whites publié dans : végétarienne et fière de l'être
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Samedi 30 juin 2007

Nos amies "les bêtes"
Un texte de Michel Tarrier, illustré par Zara Whites

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6 milliards de poulets sont abattus chaque année au sein de l’Union Européenne. Plus de 90 % des poules pondeuses sont soumises à un élevage intensif, dont le sadisme extrême est le recours à l’éclairage intensif incessant, visant à accélérer la croissance en exploitant la photophase. Les volailles sont entassées dans des hangars sans fenêtre, pouvant contenir de 10 000 à 70 000 oiseaux. Les poules sont incarcérées dans des séries de cages superposées dont chacune contient 4 à 5 sujets. Chaque poule ne dispose pas plus de 550 cm2, c'est-à-dire l'équivalent d'une feuille de papier A4. Le gallinacé n’est finalement heureux que lorsqu’elle arrive dans le four où il dispose enfin de quatre fois plus d’espace « vital »… Dans une indifférence totale, c’est l’animal qui paie le plus lourd tribut à notre perversion carnivore. Nonobstant des bas causés par la frayeur passagère d’intoxication massive des consommateurs, la consommation de cette viande ne cesse de s’accroître : depuis 1940 en France, elle est passée annuellement de 6,8 à 22 kg par personne ! Comme la chair du poulet industriel a une croissance disproportionnée par rapport à son cœur et à ses poumons, beaucoup d’oiseaux développent donc des problèmes cardiaques et un douloureux gonflement de l’abdomen. 1 % des poulets décèdent d’ascite, soit environ 7 millions chaque année en France. Quand les animaux fourbus se couchent, le contact prolongé avec des litières pleines de déjections ammoniaquées occasionne des brûlures et des ulcères aux doigts et aux pattes, et des ampoules à la poitrine, souvent visibles au travers du conditionnement « prêt à cuire ». Les muscles du poulet grossissent aussi en disproportion avec le squelette : résultat, la plupart ne peuvent plus marcher. Après avoir pondu 300 œufs en 400 jours, la chair infecte de ces vieilles poules exténuées finit dans une soupe en sachet ou dans de la nourriture pour chats et chiens. La filière avicole fait des prouesses. Bon appétit !

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Les abattoirs sont des centres d’extermination massive où les victimes sont traitées d’une manière abjecte et sans la moindre compassion, au nom d’un rendement qui confine à l’effroi. À tel point qu’on ne cesse de nous montrer aux informations télévisées tel ou tel « trop » mauvais traitement sur telle espèce qui, entre les images de deux guerres interhumaines, nous font tout aussi honte. Les lois protectrices se résument à l’étourdissement de l’animal ou à l’usage du pistolet percuteur… et à la lobotomie citoyenne. Elles ne s'efforcent que d’esquiver la souffrance lors des derniers instants. C’est ignorer que les candidats à l’abattage des nouveaux convois sont pris de terreur en percevant parfaitement la mort des milliers de victimes qui les ont précédé. Tous les bouchers et les bourreaux savent cela.

 

En renonçant au régime carné, ou en reléguant la viande à une consommation subsidiaire, il s’agit tant de mettre un terme aux affres environnementaux du pâturage intensif, que de soulager considérablement  la faim dans les pays exploités, d’assurer aux pays exploiteurs une alimentation moins pathogène et dégénérative, d’établir un rapport moins barbare entre les animaux éleveurs que nous sommes et les animaux élevés, lesquels le sont très généralement dans des conditions abominables. L’effet dissuasif que l’on pouvait espérer de la vache folle – véritable effet boomerang de nos viles exactions - n’a duré qu’un temps. Attendons donc la prochaine et méritée volée de bois vert pour nous lamenter sur des méfaits qui ne sont que bel et bien mérités.

 

Salmonellose dans les œufs de batteries, vache folle au prion, poulets à la dioxine, viande de porc aux nitrates et aux nitrites se transformant dans notre corps en nitrosamines hautement cancérigènes, charcuteries à la listériose, cancer du pancréas par les viandes grillées, cancer du colon proximal et distal dus aux viandes rouges et transformées, cancer du sein (dit à récepteurs hormonaux positifs), les carnivores-kamikazes sont prêts à affronter les pires maux pour continuer à mettre de la souffrance animale et du cadavre dans leur assiette, et à permettre le plein emploi à la filière bouchère.

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Du gavage pour nos réveillons

 

De nombreuses législations, dont celles de l’Union Européenne et de la France, reconnaissent l’animal comme un être sensible, c’est à dire capable de ressentir le plaisir et la souffrance. Seule la loi du plus fort nous permet aujourd’hui de disposer de leurs corps comme bon nous semble. Il en va ainsi que l’ignoble gavage des oies et des canards, oiseaux relégués au rang d’objets pour la seule raison que le foie gras est une tradition franco-française dont la production faramineuse s’élève à quelques 17 000 tonnes, sur les 20 500 de la production mondiale qui concerne aussi la Hongrie et la Bulgarie. La plupart du foie gras mondial est produit, transformé et consommé en France : 83 % de la production, 98 % de la transformation et 90 % de la consommation. 30 millions de canards et 800 000 oies sont annuellement torturés. Le gavage intervient entre les âges de 9 et 25 semaines et sa durée s'échelonne entre 14 et 21 jours. Pendant cette période, le foie qui pèse initialement environ 80 gr s'engraisse pour atteindre un poids de 600 à 1 000 gr. À l’aide d’un embuc, enfoncé de la gorge jusqu’à l’estomac du Palmipède captif, on administre des aliments très énergétiques et déséquilibrés dans d’énormes quantités en 45 à 60 secondes, ou, grâce à des techniques plus « modernes » par pompe pneumatique, en 2 ou 3 secondes. L’oiseau ingurgite ainsi, deux fois par jour,  plus de 450 gr d’aliments, soit, pour un homme de 70 kg, deux fois 7 kg de pâtes en quelques secondes. Suite au choc du traitement, l’animal est immédiatement pris de diarrhées et de halètements. En outre, les dimensions de son foie hypertrophié qui atteindra presque dix fois son volume normal en fin de gavage, rendent sa respiration difficile, et ses déplacements pénibles. Les sacs pulmonaires sont compressés, le centre de gravité de l’animal est déplacé. Le gavage provoque le décès d'environ 8 fois plus de canards que l’élevage normal, ce qui représente plus de 1,5 million d'animaux. Le rapport du Comité Scientifique mentionne même des taux de mortalité 10 à 20 fois plus élevés en gavage qu'en élevage. Comme si ça ne suffisait pas…, l’hébergement des canards et des oies sur la période de gavage est aussi une grande source de souffrance et de frustration. Les animaux peuvent être hébergé en parcs, en cages collectives ou en cages individuelles, lesquelles sont utilisées à 87 % ! Ce type de cage ne permet pas au palmipède de se tenir debout normalement, de se retourner, d’étendre ses ailes, de se baigner (alors qu'il s'agit d'animaux aquatiques), ni d’avoir des contacts sociaux. Une recommandation du Conseil de l’Europe de 1999 donne un sursis à la production de foie gras à condition qu'il y ait des recherches sur le bien-être animal et sur des alternatives à l’acte de gavage. N’ayant aucune piste sérieuse qui puisse aboutir aux objectifs énoncés, la profession joue aujourd'hui la carte de « l'exception culturelle » aux règles sur le bien-être animal, et ce, dans la perspective de réclamer pour le foie gras la même dérogation qui protège aujourd'hui l'exercice de la tauromachie. C'est un aveu sur la cruauté de l'acte de gavage par la filière elle-même.

 Extrait de L'homme contre-nature, Éditions du Temps, copyright Michel Tarrier.

par zara whites publié dans : végétarienne et fière de l'être
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Vendredi 29 juin 2007
Bouse de vache : InclassablesBouse de vache : Inclassables
Nos amies "les bêtes"
Un texte de Michel Tarrier, illustré par Zara Whites
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En France, plus de la moitié des émissions de méthane provenant des activités anthropiques proviennent de l’élevage du bétail. (Source : Rapport Stern). Et le potentiel de réchauffement global du méthane est 25 fois celui du CO2…, et le même bétail induit l’émission de 40 % d’ammoniaque, cause prééminente des pluies acides. Les nuisances environnementales et les atteintes à la santé publique de telles entreprises nocives sont donc peu imaginables. Lorsqu’on découpe un bifteck ou une côte de porc dans son écuelle cannibale, outre l’acte cruellement contre-nature que cela représente, il faut bien songer à l’égoïsme que cela implique envers les peuples défavorisés et à l’impact incommensurable stupidement accompli à l’égard de l’environnement terrestre. Les déjections porcines représentent 60 millions de litres de lisier (purin) déversés chaque jour en France, au nom du lobby agro-alimentaire. L’exemple breton donne la nausée. Avec seulement un Breton pour trois cochons, et donc presque 9 millions de porcs (60 % de la production française sur seulement 6 % de la surface agricole nationale) – auxquels il faut inclure 77 millions de volailles en batterie - la Bretagne, en proie à une « marée verte » est en deuil de ses eaux de sources et de ses sols. Les nitrates issus du lisier ont infesté toute la péninsule, à tel point que l’eutrophisation irréversible des rivières et des nappes phréatiques est de l’ordre de 60 % et que les légumes de bien des secteurs sont désormais impropres à la consommation. C’est une pandémie organisée.

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À la production de la viande s’ajoute celle laitière intensive : l’exploitation du cheptel bovin est éthiquement inqualifiable. L'image de la vache – reine des près - paissant paisiblement dans la verte prairie et se laissant traire avec allégresse par l’aimable fermière toute rougeaude est un pur produit d’agence qui cache une bien affligeante réalité. Comme tout mammifère, notre brave vache a besoin de mettre bas une fois l’an. Il n’en est plus question ! Et si on laisse le veau téter, la vache va freiner la descente de son lait et nuire à la productivité imposée par le Crédit Agricole de son fermier-proxénète. La fin justifie les moyens. Le veau lui est donc retiré quelques jours après sa naissance. Les vaches sont très maternelles et le stress qui en résulte est incommensurable. Si le veau est une future génisse, elle ira rejoindre le bataillon d'autres vaches laitières. Sa première grossesse aura lieu à deux ans, puis elle sera à nouveau fécondée trois mois après chaque vêlage, par insémination artificielle dans 70 % des cas. Elle sera maintenue en lactation sept mois minimums par an et l'éleveur continuera à la traire même pendant sa grossesse. Ce productivisme outrancier est si exténuant qu’il réduit le potentiel de longévité de l’animal, de vingt annnées à seulement cinq. C’est ainsi que les trois-quarts de la viande bovine proviennent de vaches laitières sacrifiées pour causes de stérilité ou de rendements médiocres. Séquestrés dans des caissettes à claire-voie, les veaux « à viande » sont dans l'incapacité de se retourner, car tout exercice augmenterait leur développement musculaire, durcirait leur chair, et ralentirait leur prise de poids. La diarrhée, due à un régime inadapté mais savamment calculé pour leur causer une anémie donnant une chair blanche, rend les lattes glissantes, et les veaux tombent souvent, se blessant les pattes. C’est pourquoi à leur arrivée à l'abattoir, beaucoup d'entre eux ne peuvent qu’à peine marcher. 50 % de la production d’antibiotiques vont aux animaux d'élevage, sont administrés par ingestion subthérapeutique et se retrouvent dans nos corps et dans les sols. Pour « faire » un veau de boucherie, il faut donc : le priver de sa quantité suffisante de lait maternel, le transporter à l’encan par camion dès son plus jeune âge, le faire vivre au voisinage d'animaux malades et mourants, le vendre à des usines où, enchaîné à vie dans un cageot individuel de quelque 60 cm de large, on lui ôtera toute faculté de marcher, de s’allonger, de s'ébrouer et de jouer, le maintenir à l'obscurité pour diminuer son agitation, le priver de litière, le nourrir par des surplus de lait écrémé gouvernemental, lui supprimer toute nourriture solide, le rendre anémique, l’infester de maladies respiratoires et intestinales.

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La vie faite à nos frères Mammifères les cochons et les bovidés est invivable, mais l’immense majorité du milliard 500 millions d’animaux mangés en France sont des volailles. La vie de 90 % de ces oiseaux qui se déroule en batterie sous lumière permanente est un supplice. Les gentils végétaliens ne doivent pas se tromper d’adresse car la poule de ferme, aux œufs d’or bio, ne court plus les poulaillers.

 

« La pire torture infligée à une poule de batterie est l’impossibilité de se retirer quelque part pour pondre. Pour la personne qui connaît un peu les animaux, il est réellement déchirant de voir comment une poule essaie et essaie encore de ramper sous ses voisines de cage pour y chercher en vain un endroit abrité. »

Konrad Lorenz

Extrait de L'homme contre-nature, Éditions du Temps, copyright Michel Tarrier.

par zara whites publié dans : végétarienne et fière de l'être
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Vendredi 29 juin 2007
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Juste envie de mettre ses images, qui me font sourire...j'ai passé une journée un peu morne...un peu décue ... et puis d'un coup j'ai compris; j'ai lu dans un livre, je crois que c'est de Neale Walsch, que, quand tu ressens de plus en plus de résistence, c'est là que tu peux être sur d'être sur le bon chemin....
Et ben, la résistence à mes idées, les jugements des autres, ça y est, c'est là...et en plus des personnes de qui je ne m'attendais pas ça....mais je crois que ça veut dire que ce que je fais est bien, est réel et que la vie me teste pour savoir ma force et ainsi me donner encore plus de motivation et de responsabilité....

sur ce, mes chers amis, je vous dis; je vous adore, merci d'être là, merci de me lire et de partager vos idées la dessus avec moi!
par zara whites publié dans : reflexions et commentaires
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Et non, je ne suis pas une analphabète, je suis juste Hollandaise (hihihi, ce qui est presque pareil....)donc pardonnez moi, si il y a des erreurs de votre belle langue dans mes articles....

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